ADIAF
Pour son édition 2026, le Prix Marcel Duchamp est pour la deuxième fois accueilli au Musée d’Art Moderne de Paris, en partenariat avec le Centre Pompidou. L’exposition des nommés 2026 est présentée sous le commissariat de Odile Burluraux et Nicolas Liucci-Goutnikov.
Depuis sa création en 2000 par l’ADIAF, le Prix Marcel Duchamp a distingué nombre d’artistes, devenus des figures incontournables de la scène internationale.
Pour cette édition, les quatre nommés, Joël Andrianomearisoa, Brognon Rollin (David Brognon et Stéphanie Rollin), Laura Henno et Josèfa Ntjam présentent leurs œuvres au sein des collections du musée, en accès libre, du 2 octobre 2026 au 7 février 2027.
L’artiste lauréat est désigné le jeudi 22 octobre 2026 au cours de la Semaine de l‘art, par un jury international présidé par Xavier Rey, directeur du Musée national d’art moderne, et composé de directeurs d’institutions artistiques, de collectionneurs et de deux artistes.
Les artistes nommés :
Joël Andrianomearisoa
Née en 1977 à Antananarivo (Madagascar)
Vit et travaille à Paris et Antananarivo (Madagascar)
Représenté par Almine Rech (Paris), Primo Marella (Milan) et Sabrina Amrani (Madrid).
Joël Andrianomearisoa s’exprime à travers différents médiums et matériaux, cherchant à donner forme à des récits non explicites, souvent abstraits. De la sculpture aux installations, de l’artisanat aux écritures, du textile à l’architecture, il adopte une approche plurielle qui s’inspire de ses essences malgaches mais surtout du monde et de ses multiples géographies. Imprégné d’expériences émotionnelles complexes, son travail donne naissance à des œuvres délicates et aussi en tension comme nos souffles de vie. Une série d’exercices en constante évolution … des recherches permanentes autour de la matérialité des émotions.
Brognon Rollin
Né en 1978 à Messancy (Belgique) et née en 1980 à Luxembourg (Luxembourg)
Vivent et travaillent à Paris et Luxembourg (Luxembourg)
Représenté par MFC Michèle Didier (Paris)
Les deux artistes démarrent leur collaboration en 2006, après leur rencontre au MUDAM de Luxembourg. Ensemble, ils développent un travail singulier (installations, sculptures-objets, vidéos, performances, photos), dont l’humain est le matériau principal et la rencontre le moteur. À partir de situations réelles et le plus souvent complexes, ils donnent corps à l’expérience du temps, de la durée ou de l’attente, en prise directe avec la matérialité d’un territoire et de ses limites – en particulier dans le contexte de situations d’enfermement.
Laura Henno
Née en 1976 à Croix
Vit et travaille à Paris
Représentée par la la Galerie Nathalie Obadia (Paris)
Photographe et cinéaste, Laura Henno construit une œuvre résolument politique, où chaque projet met en lumière des réalités parallèles, souvent marquées par le déplacement ou la migration. Privilégiant une approche immersive au sein des communautés qu’elle suit pendant plusieurs années, l’artiste construit des relations fortes avec ses protagonistes. En éclairant les destins incertains de populations oubliées, Laura Henno sonde une géopolitique de la marge, en dialogue avec la grande tradition de la photographie documentaire américaine.
Josèfa Ntjam
Née en 1992 à Metz
Vit et travaille à Saint-Etienne
Représentée par Nicoletti Contemporary (Londres)
Josèfa Ntjam est une artiste, performeuse et écrivaine dont la pratique combine la sculpture, le photomontage, le film et le son. Puisant la matière première de son travail sur Internet, dans des livres de sciences naturelles et des archives photographiques, Ntjam utilise la méthode de l’assemblage — d’images, de mots, de sons et d’histoires — pour déconstruire les discours hégémoniques sur les notions d’origine et d’identité. Son travail tisse de multiples récits tirés d’enquêtes sur des événements historiques ou des découvertes scientifiques, auxquels elle confronte des références à la mythologie africaine et à la science-fiction.


