Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois
Fidèle à sa volonté de mettre en valeur les chefs-d’œuvre des avant-gardes des années 1960 et 1970 tout en conservant un contrepoint contemporain, la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois souhaite illustrer toute l’étendue de son programme à l’occasion de cette nouvelle édition d’Art Basel.
Une sélection exceptionnelle d’œuvres réunit certaines des figures les plus emblématiques du mouvement du Nouveau Réalisme aux côtés de figures de proue de son portefeuille d’artistes contemporains internationaux. Elle se veut à la fois une célébration de l’histoire de l’art et un témoignage de l’engagement de la galerie à jeter des ponts entre le passé et le présent.
L’une des pièces maîtresses de l’exposition est l’œuvre majeure de Niki de Saint Phalle, « Grand Mural ». Emblématique de sa pratique artistique, elle intègre des éléments caractéristiques de son vocabulaire visuel d’une manière nouvelle et inattendue.
Dans la section « Unlimited », en écho à cette œuvre, la galerie présente « Blue Obelisk with Flowers » (1992). Profondément marquée par la pandémie de sida, au cours de laquelle elle a perdu des amis, dont Keith Haring et son assistant Ricardo Menon, Niki de Saint Phalle s’est très tôt engagée dans la lutte pour la prévention. Avec sa joie de vivre et son humour caractéristiques, de Saint Phalle réussit, avec « Obélisque bleu aux fleurs » – l’œuvre la plus grande et la plus exposée de ce cycle –, à entremêler sa vie privée, l’architecture monumentale et l’histoire de l’art.
La galerie célèbre également le centenaire de Jacques Villeglé par un hommage spécial, en présentant sur notre stand deux œuvres très anciennes et mythiques, ainsi qu’une œuvre monumentale, « Poterne des Peupliers » (1991), dans l’espace Art Unlimited.
Ces pièces, très représentatives de sa pratique, illustrent l’évolution d’un artiste qui a joué un rôle central dans l’élaboration du langage du Nouveau Réalisme : en 1958, Jacques Villeglé a inventé le personnage fictif de Lacéré Anonyme, un artiste dont les œuvres représentaient des piétons parisiens qui, au passage, arrachaient des morceaux d’affiches collées le long des rues, que ce soit par envie, par curiosité ou par colère. Les résultats de ce « décollage » étaient transformés en œuvres bidimensionnelles.
Arman constitue un autre axe majeur, dont la succession a récemment rejoint le programme de la galerie. Pour marquer ce moment important, la Galerie GP & N Vallois présente une œuvre majeure datant des tout débuts de sa carrière, « Cachet Oeil de Tigre » (1959).
L’exposition met également en lumière l’œuvre révolutionnaire de César, à travers deux pièces d’une importance historique datant de 1956 et 1960.
Puis, deux incroyables « Flea Markets » de Daniel Spoerri. Né Daniel Issac Feinstein en Roumanie en 1930, Spoerri est devenu Suisse par adoption et a été tour à tour poète, danseur, metteur en scène, fondateur de la maison d’édition MAT, commissaire d’exposition, artiste plasticien et restaurateur. « Que fais-je ? J’essaie de figer des situations préparées par le hasard afin qu’elles restent véritablement figées, et j’espère qu’elles mettent le spectateur mal à l’aise. »
Parallèlement, la galerie réaffirme son engagement en faveur du photoréalisme, l’une de ses spécialités de longue date, en présentant « Lola », un chef-d’œuvre de John DeAndrea datant de 1972. Exposée pour la toute première fois en Europe, cette sculpture emblématique vient de faire l’objet d’une restauration de deux ans supervisée par l’artiste lui-même, ce qui permet de la redécouvrir dans toute sa splendeur d’origine.
Enfin, se tournant vers la scène contemporaine, la Galerie GP & N Vallois montre pour la première fois à Art Basel l’œuvre de Duke Riley, un artiste singulier et acclamé dont la pratique mêle histoire, narration, écologie et critique sociale.


