Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois

La Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois voue son espace secondaire à Winshluss, avec « Le goût de la matière noire ».

Le mot de Carine Roma-Clément 

Ça grouille, ça déborde, ça suinte et ça rampe. Il est question de contagion, de ramification, de viralité. De temps qui défile.

Nous voilà face à un monde qui semble être inconnu mais qui n’est que le nôtre. Un paysage dont on reconnaît les contours.

Bien sûr, on pense aux êtres hybrides et aux figures fantastiques de la fin du Moyen Âge. On pense aux bouches de l’Enfer, aux créatures démoniaques et aux fosses ardentes. On comprend le macabre et le terrifiant, on présume que les songes et les hallucinations ne sont pas bien loin.

C’est un dessin qui se regarde cent fois parce qu’il est toujours possible d’y débusquer autre chose. Des crapauds couronnés d’or, des hybrides flottants, des excroissances anthropomorphes, des maisons dont on sait bien qu’elles sont hantées et des papillons qui n’échappent pas au feu. […]

Il y a une énergie, une force où que l’on regarde. Un mouvement qui surgit, qui fonce sur nous et qui pourrait bientôt nous engloutir. On se dit que Winshluss s’acoquine avec le malaise, qu’il compose avec une étrange beauté, qu’il se débat avec la foule nombreuse et monstrueuse de nos peurs.