Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois

La Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois dédie son exposition principale à Alain Bublex.

Le mot d’Anaël Pigeat, commissaire de l’exposition

Pour alain bublex, rien n’est jamais arrêté. Alors se retourner sur son œuvre, c’est regarder vers des futurs qui n’atterrissent jamais. L’exposition est une dérive dans des villes imaginaires que l’on observe par différents prismes.

Dans la galerie retournée comme une chaussette et revenue à l’un de ses états d’aménagement antérieurs, le visiteur entre par le Pavillon des points de vue, un belvédère créé par bublex pour le chantier de La Défense, exceptionnellement installé devant celui de ses recherches.

Comme des cartes postales, il y a des images qui filent dans l’exposition. Elles la jalonnent. Telle l’Aérofiat qui véhicule son étrangeté, l’œuvre de bublex ressemble à un dessin vectoriel à l’échelle de son univers, réminiscence de ses créations de designer et d’ingénieur sur l’île Seguin pour les automobiles Renault. Les ombres ont un devenir diagramme, les diagrammes se déplient comme des fleurs dans une tasse de thé.

Dans l’espace principal de la galerie, on entre dans le monde réel de l’œuvre : celui des grands projets. Les autres espaces en sont des satellites, comme si bublex lui-même tournait autour de son objet, le manipulait sous l’œil d’un microscope.

Dans ses images, il n’y a jamais d’humains, car ce sont eux qui font la ville. Il n’y a que des preuves d’amour. Ici, ils habitent la mémoire des murs, se réinstallent parfois là-même où ils ont déjà été logés ou bien ailleurs, au jeu des chaises musicales des accrochages, et de la réincarnation. Un romantique dans la ville.